La neutralité de l’Internet : modalités techniques et enjeux économiques

La neutralité de l’Internet repose sur un principe de non discrimination des flux transportés sur Internet. En d’autres termes, ce principe de neutralité signifie que, d’un point de vue technique, toutes les données sont transportées et traitées de manière indifférenciée, de leur point d’origine jusqu’à leur destination finale. Sur le économique, les infrastructures techniques nécessaires à l’acheminement des données et à l’interconnexion des réseaux ont été déployées par des opérateurs de réseaux de communications électroniques (opérateurs de réseaux fixe ou mobile, fournisseurs d’accès Internet …).

L’augmentation de la consommation de services en ligne, notamment de vidéos et de musique, génère un accroissement de la demande en bande passante des internautes, Pour répondre à cette demande et maintenir la qualité de service, les opérateurs de réseaux de communications électroniques doivent consentir des investissements importants dans l’infrastructure technique, que ce soit en capacités de transport ou de routage.

Dans cette situation, pour maîtriser leurs investissements ou pour respecter des exigences de qualité de service (ou de sécurité) et éviter une saturation du réseau, les opérateurs peuvent être amenés à prioriser les flux transmis. En outre, l’augmentation des coûts d’investissements soulève la question des modes de répartition de ces coûts sur les différents acteurs de la chaîne de valeur, notamment les fournisseurs de contenus et de services.

Du côté du consommateur final, ces pratiques peuvent se traduire par une difficulté pour accéder à certains contenus et services, sans pour autant que l’internaute soit toujours en mesure de savoir que la difficulté qu’il rencontre à accéder à certains sites est liée aux règles de gestion de trafic mises en place par son fournisseur d’accès à Internet.

Ce faisant, ces pratiques vont à l’encontre du principe de neutralité de l’Internet, qui doit ainsi être précisé.

Dans le monde, les débats sur la neutralité d’Internet de sont développés et amplifiés au cours de l’année 2009 et les acteurs institutionnels du secteur des communications électroniques se sont emparés du sujet :

  • au sein de l’Union européenne, la renégociation du « Paquet télécom », menée de novembre 2007 à décembre 2009, a soulevé des questions sur la neutralité d’Internet et sur sa mise en œuvre : les dispositions adoptées en codécision dans les nouvelles directives laissent aux opérateurs la responsabilité de la bonne gestion du trafic mais renforcent les obligations de transparence imposées aux opérateurs vis-à-vis des utilisateurs finaux sur ces règles de gestion, notamment sur les dispositions mises en œuvre pour l’accès à certains services. En outre, cette gestion du trafic par les opérateurs est encadrée par les autorités de régulation nationale qui peuvent notamment fixer des exigences minimales en matière de qualité de service pour assurer une qualité standard minimum aux consommateurs. Au-delà, une volonté d’ouvrir des discussions ultérieures sur la neutralité d’Internet a été exprimée afin de parvenir à une acceptation commune sur cette notion et de définir les obligations à faire respecter par les acteurs du marché. De plus, à la demande du Parlement européen, la Commission s’est engagée à surveiller attentivement la mise en œuvre par les Etats membres des dispositions du nouveau Paquet Télécom relative à la neutralité d’Internet ;
  • aux Etats-Unis, où le débat existe depuis le début des années 2000, la FCC a lancé fin 2009 une nouvelle consultation dans laquelle elle propose de codifier six principes directeurs de gouvernance d’Internet :
  • ne pas empêcher un utilisateur d’envoyer ou de recevoir via l’Internet les contenus licites de son choix ;
  • ne pas empêcher un utilisateur d’utiliser les applications ou services licites de son choix ;
  • ne pas empêcher un utilisateur de connecter et utiliser les équipements licites de son choix, à condition que ceux-ci n’endommagent pas le réseau ;
  • ne pas priver l’utilisateur de la faculté de choisir entre plusieurs opérateurs de réseau, fournisseurs d’applications, de services ou de contenus ; traiter de manière non-discriminatoire les contenus, applications et services licites ; informer de manière transparente les utilisateurs et fournisseurs de contenus, d’applications ou de services des mesures de gestion de réseau appliquées par le FAI.

Ces six principes ne feraient pas obstacle à toute mesure de gestion raisonnable du réseau, c’est-à-dire qui vise à réduire la congestion ou améliorer la qualité du service ; à limiter tout trafic dommageable à l’utilisateur ; à empêcher le transfert de contenus illicites. Enfin, les règles proposées par la FCC s’appliqueraient uniquement aux services d’accès à l’Internet haut débit. Certains services, dits « services gérés ou spécialisés » (télémédecine, communications de sécurité civile, certains services pour les entreprises…) ne seraient pas soumis a priori aux mêmes règles. La FCC étudie actuellement les réponses reçues à sa consultation, et devrait se prononcer d’ici fin mars 2010.

Par ailleurs, la Cour fédérale américaine a conclu mi décembre dans le opposant la class action « Hart » à Comcast, à la condamnation de ce dernier pour avoir bloqué des contenus utilisant le protocole Bittorent qui permet des échanges pair à pair et l’utilisation de certains services de VoD.

  • en France, la loi Pintat n° 2009-1572, adoptée le 17 décembre 2009, relative à la lutte contre la fracture , commande au gouvernement un rapport sur la neutralité de l’Internet au Parlement pour la fin du mois de juin prochain. Pour élaborer ce rapport, le gouvernement s’appuiera sur :
  • les travaux du panel d’experts mandaté par la Secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du Développement de l’économie et les résultats de la consultation publique menée auprès des internautes ;
  • les auditions menées par les ministères ;
  • les travaux de l’ARCEP (consultation des acteurs et colloque du 13 avril prochain) qui pourraient aboutir à la publication de lignes directrices.

L’objectif de ces travaux est de parvenir à définir techniquement la neutralité des réseaux et déterminer le type acceptable d’aménagement et de gestion des réseaux par les opérateurs.

Les résultats de l’étude sont attendus pour le 30 avril 2010.

B. – Objet de l’étude

Dans ce contexte, la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC) et la Direction Générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS) souhaitent disposer d’une étude leur permettant d’approfondir leur connaissance sur les points suivants :

  • analyse de la chaîne de valeur de la distribution de services de communications électroniques et relations commerciales ;
  • état des lieux de la neutralité de l’Internet dans le monde, tant sur le réglementaire que technique ;
  • analyse des enjeux technologiques, économiques et juridiques du débat.

1/ Chaîne de valeur de la distribution de services de communications électroniques et relations commerciales

L’étude situe le débat sur la neutralité de l’Internet tant en amont (éditeurs de contenus et de services) qu’en aval (consommateur final) des opérateurs de réseaux. Aussi, après un rappel des architectures réseaux, l’étude analysera le positionnement des acteurs sur la chaîne de valeur de la distribution de services de communications électroniques en prenant soin de distinguer les niveaux suivants :

  • édition de services et de contenus ;
  • fourniture d’un service d’accès à Internet (fournisseurs d’accès Internet ou Internet Service Providers) ;
  • fourniture de capacités de transport.

Pour chaque niveau, les acteurs seront distingués en fonction de leur poids économique et du type d’accords commerciaux existants (peering, routage, interconnexion…). Les poids économiques des différents marchés impliqués seront précisés. 2/ Etat des lieux de la neutralité de l’Internet dans le monde

L’étude procédera à un état des lieux de la neutralité de l’Internet dans le monde. En particulier, elle s’attachera à analyser les points suivants dans chacun des pays étudiés, en différenciant réseaux fixes et mobiles :

  • analyse de la chaîne de valeur locale et positionnement des acteurs ;
  • recherche des coûts d’investissement engagés ;
  • analyse du catalogue d’offres de gros de bande passante (accords de peering, accords d’interconnexion) et analyse des accords passés entre les différents acteurs de la chaîne de valeur, notamment entre les fournisseurs de contenus ou de services, les opérateurs de backbones et les fournisseurs d’accès à Internet ;
  • réglementation existante sur la mise en œuvre du principe de la neutralité de l’Internet : règles du gestion du trafic, de transparence vis-à-vis du consommateur final etc. ;
  • analyse de la jurisprudence.

Les pays objet de l’état des lieux devront inclure a minima la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et les Etats-Unis et pourront être élargis aux pays d’Europe du Nord (Suède, Danemark, Norvège), au Canada, à l’Australie, au Japon et à la Corée du Sud.

3/ Analyse des enjeux technologiques, économiques, culturels et réglementaires du débat sur la neutralité de l’Internet

Dans une troisième partie, l’étude aura pour objectif d’analyser les enjeux technologiques, économiques, culturels et juridiques du débat sur la neutralité de l’Internet en différenciant réseaux fixes et mobiles :

  • sur le technique, l’étude aura pour objectif d’analyser les risques de congestion de réseaux, ou de problèmes de qualité de service et d’analyser les règles de gestion de trafic mises en place ;
  • sur le économique, l’étude mettra en perspective, pour les années 2010-1013, la croissance de la demande en bande passante et l’accroissement des coûts d’investissement techniques nécessaires pour répondre à cette demande. Elle analysera également les modèles économiques alternatifs envisageables pour répartir entre les acteurs les coûts d’investissement (par exemple, tarif pour un débit minimum à Internet pour le consommateur final et facturation supplémentaire pour des niveaux de débit supérieurs ; tarification à la terminaison d’appel data ou paiement d’une interconnexion premium par les fournisseurs de services ou de contenus…) ;
  • sur le de l’innovation dans les services et le culturel, l’étude aura pour objectif d’analyser les enjeux de la neutralité de l’Internet en matière d’innovation dans les services, de développement des acteurs des services et des contenus, de pluralisme de l’information et de financement de la création ;
  • enfin, sur le juridique et réglementaire, l’étude analysera si des évolutions sont à envisager en France, notamment pour impliquer les autorités de régulation sectorielles dans une mise en œuvre raisonnée de ce principe de neutralité du réseau Internet. Par ailleurs, l’étude analysera la compatibilité entre le principe de neutralité de l’Internet et la lutte contre les agissements et contenus illicites ainsi que le régime de responsabilité des différents acteurs.

C. Conditions de participation :

Le prestataire fera parvenir sa proposition en distinguant et en chiffrant les différentes phases de l’étude ; la proposition précisera le temps passé sur chaque phase et le calendrier prévisionnel pour l’ensemble des opérations à effectuer. La proposition indiquera les points d’étape et réunions de travail envisagés avec la DGMIC et la DGCIS. Des points d’étape réguliers (au minimum tous les 15 jours) sont exigés.

- Critères de sélection des candidatures :

Les candidatures seront sélectionnées en fonction :

  • de la bonne adéquation de l’activité des soumissionnaires aux prestations définies ci-dessus, de leur qualification et de leur expérience dans l’exécution de prestations équivalentes ;
  • du nombre de jours homme proposé et du coût moyen du jour / homme.

- Le prestataire sera sélectionné pour la fin du mois de mars

- Justificatifs à produire :

Les candidats sont invités à adresser leur dossier de candidature comprenant a minima :

  • une lettre de candidature ;
  • un descriptif de la méthodologie envisagée ;
  • un échéancier de réalisation ;
  • un devis ;
  • les références des prestataires similaires de moins de trois ans ;
  • la description de la société (existence juridique, moyens techniques, financiers et humains) ;
  • le K-bis.
Date limite de réception des dossiers : 22 mars 2010

A l’attention d’Olivier COROLLEUR
BTR
Direction générale des médias et des industries culturelles
69 rue de Varenne
75348 07 SP

Un dossier doit également être adressé :

A l’attention d’Anne LAURENT
Service des technologies de l’information et de la communication
Direction générale de la compétitivité de l’industrie et des services
Le Bervil, 12 rue Villiot
75572 Cedex 12

Pour tout renseignement :
Elisabeth BARGÈS
BEEE
Direction générale des médias et des industries culturelles
69 rue de Varenne
75348 07 SP

Contacts :

Téléphone : 01 42 75 52 67
Courriel : elisabeth.barges(at)pm.gouv

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A lire le Manifeste pour la créativité et l’innovation en Europe

Dans le cadre de l’Année européenne 2009 de la créativité et de l’, les «ambassadeurs européens», personnalités du de la recherche, de l’art, de l’université et de l’entreprise, ont présenté un manifeste ambitieux.

«Le avance à un nouveau rythme», déclarent les ambassadeurs. «Pour rester sur le devant de la scène dans ce nouveau, l’Europe se doit de devenir plus créative et plus innovante.»

Pour rester compétitive dans un qui évolue rapidement et parvenir à relever les défis imposés par la crise économique et le changement climatique, l’Europe doit notamment réinventer l’enseignement, transformer les lieux de travail en espaces d’acquisition des connaissances, favoriser l’, penser à l’échelle mondiale et promouvoir une économie plus respectueuse de l’environnement.

Les paroles des ambassadeurs font autorité. Parmi les membres de ce groupe figurent en effet Karlheinz Brandenburg, inventeur du format MP3, Ern? Rubik, créateur du Rubik’s Cube, Jean-Philippe Courtois, président de Microsoft International, ou Rita Levi-Montalcini, neurologue et prix Nobel de médecine.

Le manifeste présente des recommandations visant à faire de l’Europe un moteur d’ et de changement. Il appelle à accroître les investissements, tant publics que privés, pour stimuler l’acquisition et l’application des connaissances. Pour cela, il faudra affecter des fonds supplémentaires aux secteurs de la science, de la technologie et de la création, mais également prévoir davantage de moyens pour aider les citoyens à s’adapter au changement, entre autres par les programmes de formation professionnelle et de formation permanente.

Le groupe souligne aussi qu’il est nécessaire de récompenser l’initiative: «Les artistes, concepteurs, scientifiques et chefs d’entreprise qui lancent de nouvelles idées doivent être récompensés. Des prix de l’excellence devraient être alliés à une protection juridique des droits de propriété intellectuelle et instaurer un équilibre entre l’introduction d’une juste récompense et la promotion du partage des connaissances.»

Le manifeste a pris forme lors des six débats organisés cette année à Bruxelles sur de grands sujets liés à la créativité et à l’. Le débat final , qui se tiendra dans le courant du mois, étudiera comment le secteur de la création peut influer sur l’économie et la société.

La campagne pour la créativité et l’ a également donné lieu à une série de manifestations culturelles dans toute l’Europe, dont des expositions artistiques et des festivals. Elle se conclura par une conférence prévue en décembre à Stockholm.
Manifeste pour la créativité et l’innovation en Europe

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les biens numériques s’établirait à 681 milliards de dollars

Le marché des biens numériques également touché par la « crise ». Dans sa dernière analyse, le cabinet d’étude GFK constate un renversement de tendance assez significatif. Alors qu’ de l’Ouest la consommation de biens numérique devrait progresser cette année (+2%), en Amérique du Nord et de l’Est, elle s’effondre de respectivement 12% et 36%.

Globalement, le marché mondial devrait pourtant atteindre 681 milliards de dollars, ce qui représente une baisse de 2% par à 2008 mais une augmentation de 12% par à 2007. L’Amérique du Nord compte pour 134 milliards de dollars environ (-12%), l’Europe de l’Ouest pour 131 milliards (+2%), et la Chine pour 81 milliards de dollars (+10%). Le Japon progresse lui de 19% à 60 milliards, tandis que l’Europe de l’Est s’effondre littéralement de 36% avec un marché s’élevant désormais à 40 milliards de dollars.

« Il semblerait que nous soyons à la fin d’un cycle d’innovations qui a apporté son lot de nouveautés, notamment les GPS, les baladeurs numériques ou encore les appareils photo numériques » explique Gfk dans son étude. Même si les téléphones mobiles restent le produit le plus vendu dans le monde (plus d’un milliard d’unités), ce marché pourrait tout de même perdre près de cinq milliards de dollars cette année.
gfk

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les nouvelles innovations pour l’accessibilité numérique

Ce forum, placé sous le haut patronage de Monsieur Nicolas SARKOZY, Président de la République Française, sous le patronage de Madame Valérie PECRESSE, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, ainsi que de Madame Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, s’est tenu à Paris, à la Cité des Sciences de La Villette, dans une salle accessible aux personnes à mobilité réduite. La traduction en langue des signes et la vélotypie étaient assurées tout au long des conférences.

Il avait pour objectif de présenter les grandes innovations technologiques, nationales et internationales, dans le domaine de l’informatique et de la phonie mobiles, adaptés aux personnes en situation de handicap. Il a débuté par trois discours d’ouverture : celui de Dominique BURGER, Président de Braillenet, organisateur de cette journée, suivi par celui de Madame Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, et celui de Monsieur Gilbert MONTAGNE.

Les échanges de cette journée ont été traduits en simultané, en langue des signes française, en texte vidéo-projeté et de manière audio du français en anglais et réciproquement.

Ont été exposées les normes du WCAG2, dans le cadre du WAI, et leur intérêt pour l’emploi des personnes handicapées.

Parmi les innovations présentées, à noter le système appelé « DAISY », qui à l’origine proposait aux personnes déficientes visuelles des livres parlés sur CD audio. Ce procédé est devenu un fichier texte transposable en audio sur de multiples supports, comme l’ordinateur de bureau ou portable, le phone mobile ou le MP3. Les initiateurs cherchent à ouvrir les développements de ce matériel à tous les handicaps, représenté par un groupe d’associations spécialisées pour chacun d’eux.

La journée s’est terminée sur une présentation du BlackBerry, qui bientôt vocalisé, deviendra ainsi un ordinateur portable et intuitif, accessible aux aveugles et mal voyants.

- Consulter le programme

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Appel à propositions Artemis

L’entreprise commune a annoncé le 5 mars 2009 l’ouverture d’un appel à propositions

Cet appel vise à sélectionner des projets de R&D coopératifs dans le domaine des systèmes informatiques embarqués. Ces technologies sont, en effet, au coeur de l’innovation et de la valeur ajoutée dans de nombreux secteurs industriels, tels que les communications, l’aéronautique ou l’automobile.

La Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS) participera au soutien public aux travaux des partenaires français éligibles en 2009 suite à la procédure de sélection des projets.

Les modalités de ce soutien (taux de financement, critères d’admissibilité au financement, etc.) sont disponibles à l’adresse suivante :

http://www.telecom.gouv.fr/jti

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Présélection de projets de plates-formes d’innovation au sein des pôles de compétitivité

Liste des projets présélectionnés pour la réalisation de projets de plates-formes d’innovation au sein des pôles de compétitivité

Les pôles de compétitivité ont répondu largement à l’appel à projets lancé par l’Etat et la Caisse des dépôts en octobre 2008.

86 projets de plates-formes d’innovation ont été proposés, illustrant le dynamisme des pôles de compétitivité. Cet engouement démontre que les pôles de compétitivité sont devenus un relais d’innovation essentiel à la croissance durable de l’économie française.

35 d’entre eux ont été pré-sélectionnés et vont faire l’objet d’études pour leur réalisation qui pourront bénéficier d’un accompagnement financier de la Caisse des Dépôts.

- Parmi ces projets ont peut citer :

Le projet prévoit de mettre en œuvre une plate-forme d’innovation ouverte et spécialisée dans la fourniture de services et de ressources aux métiers de l’image au sens large tels le , la création numérique, la distribution de contenus via l’internet, le design ou encore la recherche. Il devrait apporter une réponse aux acteurs de ces marchés, essentiellement des petites structures fortement présentes en région parisienne. Celles-ci ont de plus en plus de difficultés à acquérir et à héberger les moyens en calcul et de stockage de données correspondant à l’augmentation de la volumétrie de leurs marchés.

Quasper

Le projet Quasper est une plate-forme de qualification et de certification des systèmes perceptifs (vidéo, mais aussi infra-rouge, radar, etc.). Les secteurs industriels de la sécurité/défense et l’automobile/transports font de plus en plus appel à ces systèmes perceptifs, faisant ainsi émerger le besoin de qualifier, voire de certifier les fonctionnalités de ces systèmes. Basé en région parisienne, le projet Quasper s’appuiera d’une part sur un laboratoire de tests comportant un banc de test statique ainsi qu’un banc dynamique (système embarqué sur véhicule), et d’autre part, sur une unité de recherche et développement intégrant l’ingénierie de la plate-forme et étudiant les nouvelles technologies de ces systèmes.

CE-GNSS

Le projet CE-GNSS concerne l’ensemble des infrastructures et des applications s’appuyant sur des services de localisation et d’horodatage par satellites. Ce projet propose tout d’abord la mise à disposition de moyens mutualisés pour analyser et tester les différentes technologies. Il étudie la mise à disposition de zones d’expérimentation in situ. Enfin, il propose un ensemble complet de prestations d’ingénierie telles l’information, la sensibilisation, la formation aux applications de ces services, les études et les expertises, la veille et l’intelligence économique liées à ce domaine.

Plate-forme Télécom

La Plate-forme Télécom (PFT) vise à établir en PACA une plate-forme de référence nationale et mondiale adressant la convergence des réseaux, des services sans fil et des objets communicants. La PFT met à disposition les technologies de réseau sans fil (, 4G, WIFI, WiMAX, satellite) existantes ou en devenir, de réseaux de faible portée (ZigBee, Wavenis, NFC..), les terminaux mobiles, le cœur de réseau IP et l’interconnexion à PlanetLab (environnement proche de l’Internet), les couches transversales applicatives de développement services et les méthodes et outils de contrôle d’expérimentation et de mesures. Une des approches originale de la PFT est sa capacité à fédérer et interconnecter de réseaux de tests existants et des réseaux émulés, de technologies expérimentales et en avance de phase.

Cim paca 2011

Le Cim Paca repose sur trois plates-formes de recherche appliquée dans le domaine de la microélectronique. L’une est relative à la conception, et sert les créateurs des puces électroniques qui constituent le cœur des objets communicants. La seconde concerne la caractérisation et le développement des procédés de fabrication de ces puces. Enfin, la troisième, dédiée au « micropackaging » et à la sécurité, permettra l’intégration de ces puces.

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mardi 24 février Journée d’information publique sur l’appel 2009 du programme CIP, thématique TIC

Le programme CIP TIC *, un programme d’appui stratégique en matière de TIC, vise à contribuer à la compétitivité, à la croissance et à la création d’emplois en stimulant une adoption plus large et une exploitation plus efficace des TIC.

Ce programme soutient des actions pilotes faisant appel à des services innovants d’intérêt public à base de TIC, le développement des contenus numériques et l’amélioration de la sécurité des TIC et de leurs applications, de même que la confiance dans ceux-ci.
Le CIP développe donc essentiellement (la n’y est pas financée) des cas de démonstrations d’innovations basées sur les TIC visant ainsi à en assurer un déploiement le plus large possible en traitant les barrières comme l’interopérabilité, le risque, les ratios coûts/bénéfices. Les actions mises en œuvre, comme les pilotes et les meilleures pratiques, de part leur dimension européenne, ne partent pas de rien et se construisent sur les initiatives déjà mises en place dans les Etats membres, en assurent une interopérabilité européenne et permettent le des risques mais aussi des expériences.
Enfin ces actions stimulent l’essor et le meilleur usage de ces solutions innovantes. Les autres actions proposées par le programme sont des analyses et la préparation de futurs développements. Cela se fait via la construction de consensus et de partenariats mais aussi en explorant de nouvelles solutions et en favorisant des déploiements et des usages à l’échelle européenne. Enfin le programme assure la plus large diffusion des résultats en augmentant la sensibilisation des acteurs, en facilitant les copies et la duplication des bonnes idées etc…

Adopté en mai 2007 il couvre la période 2007-2013 et est doté d’un budget de 728 M€. Deux appels ont déjà été lancés en 2007 et 2008.

Les grands thèmes pour 2009 sont

  • Thème 1 : TIC pour la santé, le vieillissement et l’inclusions
  • Thème 2 : Bibliothèques numériques
  • Thème 3 : TIC pour gouvernement et gouvernance
  • Thème 4 : TIC pour l’efficacité énergétique, l’environnement et la mobilité intelligente
  • Thème 6 : Information du secteur public
  • Thème 7 : Evolution d’ et sécurité (RFID)
  • Thème 8 : Innovation ouverte, expérience des utilisateurs et living labs

Les partenaires des projets sont des insdutriels (PME et grands groupes), des administrations (Nationales, régionales ou locales), des institutions publiques et privées (hôpitaux, musées, bibliothèques, écoles, mairie etc…), des associations d’utilisateurs, des académiques (universités, centre de etc…).

L’appel pour 2009 a été lancé le 29 janvier 2009. Une journée publique d’information a été faite à Bruxelles le 26 janvier.

Une demi journée d’information publique, en langue française, est organisée le mardi 24 février au matin au ministère des l’Economie de l’industrie et de l’, à Bercy.

Programme et inscription

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Blogo France un nouveau-né déjà grand

Blogo.it, est le premier network de à thème en . Il fêtera d’ici peu ses 4 ans d’existence, ce qui à l’échelle d’Internet constitue une expérience conséquente. Cela a été une période de travail et de forte croissance qui a porté à Blogo plus de 6 millions de visiteurs uniques, c’est à dire plus de 30 % de part de marché en selon Nielsen Net Ratings.

Un des grands succès du Network qui compte aujourd’hui 50 blogs et un petit réseau portugais (Brésil) outre le dernier né français, est celui de Motoblog.it, site traitant de l’actualité des deux roues. Blogo souhaite naturellement le même destin à son frère jumeau français motosblog.fr. Né à la fin du mois de juillet 2005, il bénéficia d’une des plus grandes sponsorisation du blogging italien. Ducati, la marque leader du motocyclisme gobal a cru dans le lancement de motoblog en offrant une année de sponsorisation à la fin de laquelle il a décidé de renouveler la collaboration et de s’ouvrir à une communication reposant sur les médias sociaux. Fin 2006, Ducati a lancé Desmoblog avec le support de Blogo.it, un corporate écrit par l’administrateur délégué d’alors, Minoli, en version bilingue italo-anglaise. Desmoblog a reçu un énorme succès et un grand écho médiatique et a ouvert la voie à des expériences de end user innovation : la Hyper Motard, présentée en avant-première sur le a reçu assez de commentaires passionnés pour que la production décide d’apporter des modifications techniques (comme les doubles freins à disque) au modèle.
« Travailler avec Ducati fut enthousiasmant car nous avons approfondi chaque aspect de la communication, de concert avec les responsables, pour impressionner au mieux le Web »  explique Filippo Bassoli, responsable commercial de Blogo.

Motoblog a franchi une autre barrière du marketing conversationnel en 2008, avec Yamaha, son nouveau sponsor. Toute la gamme moto et scooter du sponsor a été proposée en test à 12 blogueurs du . En effet, pendant une semaine, chacun d’entre eux a pu essayer et écrire sur les nouvelles motos directement sur les pages de motoblog. 12 tests en 6 mois pour donner voix à une grande communauté de spécialistes désireux de conduire et de décrire à la première personne leurs propres sensations face à un public de passionnés. Plus de 300 lecteurs testeurs se sont présentés avec leur curriculum de motocyclistes pour tester les 12 motos mises à disposition.

Blogo est un acteur important du nanopublishing européen et est fort d’une expérience telle qu’il espère se diffuser rapidement en France. Pour cela, il fait un appel à auteurs, aux blogueurs passionnés capables de séduire un public français sur des arguments spécifiques. Avec trois thématiques pour commencer (qui ne démandent qu’à se multiplier , envoyez-vos idées !) : Auto, Moto et People. Bookmarkez ces blogs, vous deviendrez vite accros !

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Qu’est-ce que l’innovation participative ?

Un mode de management des idées qui ne date pas d’hier

Certes, le management des idées ne date pas d’hier, mais il est en plein bouleversement. Depuis toujours, il prend sa source dans l’imagination individuelle, ce que traduit le célèbre cri d’Archimède : « Eureka » – j’ai trouvé!)   En revanche, la source de cette imagination individuelle devient de plus en plus collective, avec l’explosion des échanges et des transmissions de connaissances entre les personnes (discussions, réunions, bibliothèques, universités, … et maintenant internet).

En 1928, Michelin a mis en place un système de suggestions. Beaucoup d’entreprises ont suivi son exemple. Ces démarches, souvent appelées «boîtes à idées», n’ont pas beaucoup évolué pendant plusieurs dizaines d’années.

Mais, depuis quelques années, le management des idées change de nature, comme beaucoup de domaines, sous l’impulsion des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Un modèle en plein essor

Favorisés par l’évolution des technologies, notamment les outils collaboratifs, les modes de fonctionnement transversaux se développent dans les organisations : mode projet, processus, communautés métiers, réseaux, …

Par ailleurs, les frontières des organisations s’estompent, comme celle qui sépare la vie professionnelle et la vie personnelle. L’opérateur Orange, qui a relancé en 2007 sa démarche d’innovation participative, observe ainsi que 15% des suggestions des salariés sont entrées dans l’outil pendant le week-end!

L’avènement du « web 2. » développe les comportements participatifs dans tous les domaines. Pour les « jeunes professionnels », en particulier, il est naturel de proposer une définition sur Wikipedia, une recette de cuisine sur marmiton.org, une invention sur le site d’IBM, … ou de donner son avis sur le fonctionnement de la ligne 13 du métro parisien. Par ailleurs, quand ils cherchent une information, leur premier réflexe est d’aller sur le web, plutôt que de demander à leur chef !

Toutes ces évolutions ont un impact sur le management : le mode de management devient, dans toutes les organisations, de plus en plus participatif !

Les structures publiques sont elles aussi concernées et impliquées par ces démarches de participation à la fois dans leurs relations avec les usagers, mais aussi avec leur personne. Ainsi, les agents sont de plus invités à participer à l’innovation

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Nano2012

La Commission européenne autorise une aide par la France de 457 millions d’euros en faveur du programme de R&D « Nano2012 »

La Commission européenne a décidé de ne pas soulever d’objection en vertu des règles du traité CE sur les aides d’Etat à l’égard de l’octroi par la France d’un soutien financier de 457 millions d’euros au programme de recherche-développement (R&D) intitulé « Nano2012 » (ou Crolles 3).

Le groupe STMicroelectronics coordonnera ce programme qui associera le CEA-LETI, ainsi que d’autres acteurs industriels et organismes de recherche.

Nano2012 vise à développer de nouvelles technologies pour la conception et la production des prochaines générations de circuits intégrés.

A l’issue d’un examen approfondi de l’aide accordée à STMicroelectronics dans le cadre du programme Nano2012, la Commission a conclu que l’aide était compatible avec l’encadrement communautaire des aides d’Etat à la recherche, au développement et à l’innovation . Notamment, la mesure va générer des externalités positives en termes de diffusion des connaissances. Ainsi, elle répond à une défaillance du marché et n’aura par ailleurs qu’un impact limité sur la concurrence

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Les innovations de l’administration électronique en 2008 et 2009

Le service Projets de la direction générale de la modernisation de l’Etat a pour mission de conduire des projets interministériels d’administration électronique tournés vers les usagers. Retour sur les réalisations de l’année 2008 et annonce des prochains grands chantiers par Arnaud Lacaze, chef du service Projets, à l’occasion d’un entretien à la DGME.

La DGME constitue un acteur majeur de l’administration électronique, notamment par le développement de démarches en ligne. Dans ce domaine, quelles ont été les innovations marquantes de 2008 ?

A.L : Pour nous, la mise en ligne de mon.service-public.fr (MSP) est l’une des réalisations majeures de 2008. En effet, depuis le 15 décembre dernier, les usagers peuvent ouvrir un compte personnel de démarches en ligne. Ce nouveau service permet de stocker et d’envoyer des documents administratifs indispensables à l’accomplissement de leurs démarches administratives, comme par exemple, leur justificatif d’identité ou un relevé d’identité bancaire etc.

Personnalisable et sécurisé, mon.service-public.fr permet également aux citoyens de suivre en temps réel les démarches administratives engagées, de bénéficier de formulaires pré-remplis grâce à la mise en mémoire des informations les plus fréquemment demandées (nom, adresse, téléphone) et d’obtenir les coordonnées des administrations les plus proches de chez eux. Ce nouvel outil électronique constitue donc un enrichissement majeur du portail inter-administratif service-public.fr. Il répond avant tout à une forte demande des usagers en matière de simplification des démarches administratives.

De plus MSP, accueille depuis le début de l’année 2009, un nouveau service en ligne unifiant les démarches de changement de nom qui concernent près de 400.000 personnes chaque année.

Enfin, avec l’adhésion de plus de 18.000 utilisateurs, l’année 2008 a vu le fort développement du portail de subventions en ligne (www.subventionenligne.fr). Au total, plus de 180 millions d’euros de subventions ont été octroyés à des associations par le biais de ce guichet électronique.

Quels seront les grands chantiers de 2009 ?

A.L : Notre principal défi va consister désormais à rentrer dans une phase d’industrialisation des démarches en ligne. Ce travail s’appuiera notamment sur les travaux du service Innovation de la DGME, chargé d’identifier les événements de vie prioritaires pour lesquels il y a une vraie attente de démarches en ligne de la part des usagers.

Notre objectif commun est aujourd’hui de parvenir à la mise en ligne d’au moins dix nouvelles démarches en 2009 dont notamment : l’inscription sur les listes électorales, chantier conduit en partenariat avec le ministère de l’Intérieur, et une formalité unique de déclaration d’un décès, démarche particulièrement sensible pour les usagers.

Le second axe de travail qui doit mobiliser le service Projets pour l’année va porter sur l’enrichissement de à travers la mise en place de nouveaux partenariats dont le raccordement des collectivités locales. Au premier trimestre 2009, la MSA et la CNAF vont rejoindre le dispositif, suivies avant l’été par la CNAV et la CNAM.

Nous menons par ailleurs, en collaboration avec la Caisse des dépôts, une expérimentation avec Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle) et Parthenay (Deux-Sèvres), l’objectif étant d’offrir aux collectivités les fonctionnalités de mon.service-public.fr pour la mise en ligne de démarches locales.

La DGME est une administration de mission et non de gestion. Dans ces conditions, comment peut-elle assurer le fonctionnement dans la durée des services qu’elle crée ?

A.L : Pour garantir le bon fonctionnement des services d’administration électronique, la DGME travaille en étroite collaboration avec les organismes et administrations appelés ensuite à porter les projets. Nous avons à cœur de développer une synergie avec eux : ils sont impliqués à chaque étape du processus, depuis la phase de développement et d’expérimentation jusqu’au lancement du projet.

Notre mission consiste à fournir un service « clé en main » et d’assurer l’accompagnement de l’administration pendant les premiers mois (incubation). C’est ainsi que nous avons pu, au 1er janvier, transférer à la Documentation française en charge du portail service-public.fr, deux télé-services conçus et développés par la DGME : le changement d’adresse et l’extrait d’acte de naissance. Cet objectif de transfert vers un porteur naturel doit être anticipé pour chacune des démarches initiées et développées par la DGME.

Pour se développer harmonieusement, l’administration électronique a besoin de normes et de standards. C’est la raison d’être des référentiels généraux dont la parution reste très attendue. Où en êtes-vous dans ce domaine ?

A.L : Cela fait maintenant trois ans que les travaux de conception des trois référentiels généraux sont engagés ; il est temps d’en sortir. Ces travaux portent sur les référentiels généraux d’accessibilité (RGAA), de sécurité (RGS) et d’interopérabilité (RGI). Concernant le RGAA et le RGS, en collaboration respectivement avec la DIPH* et la DCSSI**, les textes devraient être publiés d’ici le mois de mars prochain, une fois les dernières actualisations réalisées et les préalables juridiques levés.

Quant au RGI, qui, comme les deux précédents, constitue davantage un manuel de bonnes pratiques et de recommandations qu’un catalogue de solutions techniques, nous visons une publication à la fin du premier semestre. Pour les trois, nous sommes très attentifs à conduire une concertation élargie.

*Délégation interministérielle aux personnes handicapées
** Direction centrale de la sécurité des systèmes d’information

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Vers une stratégie nationale de la recherche et de l’innovation

Nicolas Sarkozy a officiellement lancé le 22 janvier les travaux du comité chargé d’élaborer la future stratégie nationale de la recherche et de l’innovation pour les quatre prochaines années.

« Les moyens engagés ne seront rien si nous ne nous dotons pas d’orientations stratégiques claires pour la recherche et l’innovation », a déclaré le président de la République dans un discours prononcé à l’Elysée devant des scientifiques, des universitaires et des chefs d’entreprise.

Le chef de l’Etat a confirmé que le comité de pilotage mis en place par Valérie Pécresse pour définir cette stratégie remettra ses travaux au Gouvernement « au printemps » prochain.
« Nous disposerons alors pour la première fois dans l’histoire de notre pays, et comme tous nos grands concurrents, d’une stratégie nationale de recherche et d’innovation pour les quatre années à venir », a souligné Nicolas Sarkozy.

« L’Etat doit avoir une politique scientifique comme il a une politique économique, sociale, fiscale, pénale », a-t-il précisé, ajoutant que cette « stratégie nationale » serait » la clé de voûte de la transformation de notre système ».

« Qui peut sérieusement penser que la France peut prétendre gagner aujourd’hui la bataille de l’intelligence avec une organisation et des outils datant de plus d’un demi-siècle ? » s’est-il interrogé.

Après la loi sur l’autonomie des s de 2007, le Gouvernement a lancé en 2008 la réorganisation de l’Inserm et du CNRS.

Nicolas Sarkozy s’est engagé à porter l’effort de recherche à 3 % du PIB d’ici à 2012 en mobilisant 15 milliards d’euros supplémentaires, dont 4 à la seule charge de l’Etat.

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Les bailleurs de fonds de la commission présidentielle d’Obama

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Photo Squba: la première voiture décapotable amphibie ou sous-marine est au Salon de Genève

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La Squba, une décapotable à la James Bond qui peut plonger sous les flots, a fait une apparition très remarquée au Salon de l’automobile de Genève, portée par un concepteur suisse qui espère bien vendre son idée à un constructeur. (Lire la suite…)

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Méga-OPA de 44,6 milliards, Microsoft a annoncé son intention d’acquérir Yahoo

La direction de Yahoo! a déclaré, vendredi, qu’elle allait « évaluer la proposition avec attention et célérité ».

Chers membres du comité d’administration de Yahoo, je vous écris pour vous faire une proposition pour combiner les activités de Microsoft et de Yahoo ». C’est en ses termes que Steve Ballmer, PDG de Microsoft, annonce son intention de lancer une offre publique d’achat sur le groupe Yahoo.

Microsoft propose aux actionnaires du groupe Internet pionnier co-fondé par Jerry Yang (aux commandes de la société) et David Filo de céder leurs actions au prix de 31 dollars l’unité. Ce qui serait un bonus de 62% par rapport au prix du titre Yahoo coté au Nasdaq en date du 31 janvier.

« Nous avons un grand respect pour Yahoo et, ensemble, nous pourrons proposons un bouquet croissant et dynamique de solutions pour les consommateurs, les éditeurs et les annonceurs et nous bénéficierons d’une meilleure position face à la concurrence sur le marché des services Internet », déclare Steve Ballmer cité dans le communiqué de presse.

« A deux, nous allons créer plus de valeur pour nos actionnaires et offrir davantage d’innovations à nos clients », a déclaré, vendredi, Steve Ballmer, PDG de Microsoft

D’autres s’interrogeaient aussi, vendredi, sur les difficultés que pourrait rencontrer Microsoft à absorber une société d’une si différente. « Cette fusion créera un duopole qui pourrait menacer la liberté d’expression sur Internet », dénonçait pour sa part Jeff Chester, du Center for Digital Democracy, à Washington.

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