Clôturant les Etats généraux de la presse qu’il avait lancés à l’automne, le chef de l’Etat a détaillé les difficultés du secteur : « La presse écrite était en crise avant la crise », a insisté le président de la République, décrivant un « contexte économique dégradé » et une nécessaire adaptation à l’ère numérique.
La plupart des mesures préconisées par le chef de l’Etat figurent parmi les 90 recommandations du Livre vert des Etats généraux de la presse qui avaient pour objectif d’établir un diagnostic partagé de la situation de la presse écrite française, d’analyser ses points de blocage et d’identifier, sur la base de ce diagnostic, les solutions à mettre en oeuvre pour l’accompagner dans le tournant stratégique des années 2000.
Les états généraux ont réuni plus de 150 représentants de la profession (éditeurs, journalistes, ouvriers du Livre…).
Des mesures de soutien économique
Le chef de l’Etat a annoncé plusieurs mesures de soutien :
le report d’un an de l’augmentation des tarifs postaux (coût : 24 millions d’euros) ;
une nette augmentation des dépenses de communication de l’Etat ;
un soutien aux marchands de journaux (60 millions d’euros) ;
un soutien au portage à domicile (80 millions d’euros au total, lire ci-dessous).
Offrir un abonnement gratuit à un quotidien de son choix à chaque jeune de 18 ans
Chaque jeune Français bénéficiera d’un abonnement gratuit à un quotidien de son choix pendant l’année de ses 18 ans, à titre expérimental. Le journal sera payé par l’éditeur, le transport par l’Etat.
« L’habitude de lire la presse se prend très jeune », a fait valoir Nicolas Sarkozy.
Poursuivre le dialogue social
Dans son discours, le chef de l’Etat a mis en avant l’importance du dialogue social. Il a engagé les partenaires sociaux à le poursuivre, sur plusieurs points, par exemple les négociations dans les imprimeries ou l’adoption d’une charte de déontologie.
Nicolas Sarkozy s’est ainsi déclaré satisfait de la volonté des partenaires sociaux de la presse à négocier « un nouveau contrat social » dans les imprimeries, avec pour objectif de réduire de 30 à 40 % le coût de l’impression.
L’Etat « désignera si nécessaire une personnalité chargée d’accompagner la négociation au nom de l’Etat ». Ce dernier « contribuera à l’investissement requis » à condition qu’ »un plan national de rationalisation et de mutualisation des imprimeries soit mis en oeuvre ».
Créer un statut d’éditeur de presse en ligne
Le président de la République a annoncé par ailleurs la création d’un statut d’éditeur de presse en ligne et l’augmentation de l’aide de l’Etat au développement des journaux sur internet.
Il a annoncé également que le régime des droits d’auteur des journalistes serait adapté à l’ère numérique : le remplacement d’un droit lié à la publication dans un support par un droit lié à un temps d’exploitation (24 heures). Christine Albanel proposera aux législateurs cette solution dans les meilleurs délais.
Aides au portage et aux marchands de journaux
Les marchands de journaux « bénéficieront d’une mesure de soutien correspondant à une exonération de 30 % de leurs cotisations sociales personnelles, soit en moyenne 4 000 euros par exploitant » par an, a déclaré Nicolas Sarkozy.
Le chef de l’Etat a précisé qu’il s’agissait d’une mesure « temporaire », dans l’attente de mesures du secteur pour améliorer leurs rémunérations.
L’aide directe de l’Etat au portage des journaux à domicile passera de 8 à 70 millions d’euros et les charges sociales patronales des sociétés de portage seront supprimées « pour tous les porteurs au niveau du Smic », a-t-il précisé. Ces mesures d’aide au portage seront mises en oeuvre dès le mois prochain.
Expérimenter des formes alternatives de distribution
Nicolas Sarkozy a retenu l’idée des Etats généraux « d’expérimenter pendant six mois, mais sans toucher à la loi Bichet (de 1947)* » des formes alternatives de distribution, par exemple la distribution des quotidiens nationaux par le réseau de la presse régionale ou la distribution par les éditeurs eux-mêmes de leurs titres dans des enseignes spécialisées.
Remédier au manque d’investissements
La législation anti-concentration ne sera en revanche pas modifiée, sauf sur le point particulier visant à permettre aux investisseurs de l’extérieur de l’Union européenne de posséder plus de 20 % d’un titre français.
« Personne ne peut se résigner au manque criant d’investisssements au sein de la presse, du fait de la sous-capitalisation des entreprises et de l’absence de grands groupes. Ce manque d’investissements est une des causes majeures de la crise de la presse », a estimé Nicolas Sarkozy qui souhaite « améliorer la rentabilité » du secteur.
Pour « renforcer » les fonds propres des entreprises de presse, il a annoncé l’extension de la loi Sapin de 1993, relative aux procédures d’achat d’espaces publicitaires, « à tout le hors-média et à toute la publicité qui transite sur internet, afin de mettre la presse en situation égale dans l’accès au marché publicitaire ».
« Nous allons inciter les particuliers à faire des dons aux entreprises de presse », via des exonérations fiscales qui « permettront de défiscaliser les deux tiers de l’argent » investi, a-t-il ajouté.
* La loi Bichet du 2 avril 1947 concerne la distribution de la presse écrite. Elle édicte les principes de la liberté de choix de l’éditeur, de l’égalité des éditeurs face au système de distribution et de la solidarité entre éditeurs-coopérateurs.
« Les moyens engagés ne seront rien si nous ne nous dotons pas d’orientations stratégiques claires pour la recherche et l’innovation », a déclaré le président de la République dans un discours prononcé à l’Elysée devant des scientifiques, des universitaires et des chefs d’entreprise.
Le chef de l’Etat a confirmé que le comité de pilotage mis en place par Valérie Pécresse pour définir cette stratégie remettra ses travaux au Gouvernement « au printemps » prochain.
« Nous disposerons alors pour la première fois dans l’histoire de notre pays, et comme tous nos grands concurrents, d’une stratégie nationale de recherche et d’innovation pour les quatre années à venir », a souligné Nicolas Sarkozy.
« L’Etat doit avoir une politique scientifique comme il a une politique économique, sociale, fiscale, pénale », a-t-il précisé, ajoutant que cette « stratégie nationale » serait » la clé de voûte de la transformation de notre système ».
« Qui peut sérieusement penser que la France peut prétendre gagner aujourd’hui la bataille de l’intelligence avec une organisation et des outils datant de plus d’un demi-siècle ? » s’est-il interrogé.
Après la loi sur l’autonomie des universités de 2007, le Gouvernement a lancé en 2008 la réorganisation de l’Inserm et du CNRS.
Nicolas Sarkozy s’est engagé à porter l’effort de recherche à 3 % du PIB d’ici à 2012 en mobilisant 15 milliards d’euros supplémentaires, dont 4 à la seule charge de l’Etat.
« En 2008, nous allons dépasser de justesse le record de 322 000 créations d’entreprise établi en 2007″, a déclaré la ministre de l’Economie, anticipant sur une publication de l’Insee prévue à la fin du mois sur le bilan des créations d’entreprise. Le nombre de créations aurait atteint 26 000 en décembre, dans un contexte de crise économique.
Autre point positif, le ministère de l’Economie a déjà enregistré 40 000 préinscriptions pour le nouveau statut d’auto-entrepreneur et Christine Lagarde a fixé un objectif de « 200 000 auto-entrepreneurs en 2009″.
Le statut d’auto-entrepreneur, créé par la loi de modernisation de l’économie, donne droit à un forfait fiscal et social unique à taux préférentiels. Aucune démarche n’est requise en l’absence de chiffre d’affaires.
Ce statut simplifié de l’entrepreneur individuel est donc destiné à ceux qui lancent leur propre affaire ou veulent développer une activité indépendante sans pour autant créer leur société.
Un forfait fiscal et social pour les entrepreneurs individuels
Ce statut permet donc aux petits entrepreneurs individuels qui le souhaitent de payer leurs charges fiscales et sociales sur une base forfaitaire.
Les taux globaux de charges sont ainsi fixés à 13 % du chiffre d’affaires pour le commerce et à 23 % du chiffre d’affaires dans les services. L’entrepreneur n’est imposé qu’ »à partir du jour où il rentre du chiffre d’affaires ». Lorsqu’il arrête son activité, il arrête de payer des charges. Ce prélèvement forfaitaire est optionnel et, au choix de l’entrepreneur, mensuel ou trimestriel.
Hervé Novelli se rendra jeudi 15 janvier au siège du groupe PriceMinister, un des chefs de file du commerce en ligne français, pour présenter les avantages du nouveau statut et répondre aux questions des auto-entrepreneurs.
Etaient conviés à cette réunion Patrick Devedjian, Christine Albanel, Eric Woerth, Eric Besson, Jean-Claude Mallet, Michel Boyon ainsi que les directeurs de cabinet de Jean-Louis Borloo et de Luc Chatel.
Le Gouvernement lance aujourd’hui et pour un mois un appel à manifestation d’intérêt pour un label « Internet haut débit universel ». Le Premier ministre souhaite que les collectivités territoriales puissent y répondre, et qu’elles soient impliquées dès la définition de ce processus de labellisation. Une réunion du comité pour la couverture numérique des territoires se tiendra dans les deux semaines.
Le plan « France numérique 2012″ vise à faire émerger, avant le 1er janvier 2010, des offres d’accès à internet haut débit apportant la garantie que tous les Français, où qu’ils habitent, aient accès au haut débit, à un tarif raisonnable d’au maximum 35 euros/mois matériel compris. C’est dans cette perspective qu’est lancé le label « Internet haut débit universel ».
L’Arcep veillera à ce qu’un cadre favorable pour un déploiement massif de la fibre optique en France soit stabilisé avant l’été 2009. Des travaux sont menés depuis la mi-décembre sous son égide. L’Etat, de son côté, publiera avant le 18 janvier les cinq décrets d’application de la loi de modernisation de l’économie (LME), fixant notamment les règles pour le déploiement dans les immeubles.
Enfin, par anticipation d’une disposition de la LME, le Gouvernement souhaite que les nouveaux logements, dont la construction a été décidée dans le cadre du plan de relance, soient équipés de réseaux de communication à très haut débit en fibre optique.
Le Gouvernement demande également à l’Arcep de lancer, avant la fin du mois de février 2009, une consultation publique sur les conditions et modalités d’un appel à candidatures conjoint dans les bandes 790-862 MHz et 2,6 GHz pour les réseaux mobiles. L’objectif est de démarrer la procédure d’attribution avant la fin de l’année 2009. L’attribution de ces licences permettra une ouverture commerciale d’ici à 2012 des services mobiles à très haut débit, qui prendront la succession de l’UMTS.
Le « Plan numérique » définit en effet des orientations sur la stratégie de l’Etat en matière de réseaux mobiles. Le schéma de réaffectation du dividende numérique, signé le 23 décembre dernier, prévoit qu’une partie du dividende sera affecté à l’internet mobile à très haut débit.
Afin de mettre au plus vite à la disposition du marché les fréquences de la bande 2,1 GHz correspondant à la quatrième licence UMTS non encore attribuée, le Gouvernement a demandé à l’Arcep de lancer au premier trimestre 2009 un appel à candidatures reposant sur une division en trois lots de 5 MHz des fréquences restant à attribuer.
Une mission sera lancée prochainement afin de définir d’ici au 31 mars, en lien avec les acteurs impliqués, un modèle économique viable pour la TMP. L’objectif ? Permettre un lancement rapide du déploiement des infrastructures correspondantes.
Le Premier ministre a signé le 23 décembre dernier les schémas d’arrêt de l’analogique et de réaffectation du dividende numérique. Le double objectif est désormais de respecter l’échéance du 30 novembre 2011 et la concrétisation du dividende numérique. Le Gouvernement a décidé de porter à 277 millions d’euros la somme que l’Etat allouera à ce projet pour les 3 ans qui viennent, de manière à garantir un passage au tout-numérique pour les personnes défavorisées, âgées ou handicapées. Les modalités d’utilisation seront définitivement arrêtées avant le 31 mai 2009. Par ailleurs, un centre d’appel national sera mis en place dans les mêmes délais pour délivrer l’ensemble des informations et services d’accompagnement vers le numérique.
Le Conseil de la concurrence vient de confirmer par communiqué de presse que, conformément à ce qui avait été annoncé lors de la remise du plan « France numérique 2012 », en octobre dernier, il vient d’être saisi par le gouvernement d’une demande d’avis sur les relations d’exclusivité entre activités de fournisseurs d’accès à internet et de distribution de contenus et de services.
Il s’agira en particulier de réexaminer, dans un contexte en profonde mutation, l’impact des droits exclusifs de diffusion télévisuelle et de distribution exclusive des chaînes et services payants.
Cette saisine du Conseil de la Concurrence s’inscrit ainsi dans une action d’ensemble visant à assurer une bonne régulation économique de ces secteurs convergents, en prenant dûment en compte les évolutions technologiques et de comportement des consommateurs.
L’analyse que mènera le Conseil pourra porter sur la définition du ou des marchés pertinents, qui sont concernés par ces exclusivités de distribution, en tenant compte de la diversité des acteurs impliqués au delà des seuls fournisseurs d’accès internet (opérateurs de télévision payante, ayants droits…).
Le Conseil pourra également déterminer si et, le cas échéant, sous quelles conditions ces exclusivités peuvent induire des effets anti-concurrentiels, notamment dans le cas où elles conduiraient à renforcer la position d’un opérateur internet dominant.
Tags:2009, Définition, droit, économiqu, France, France numérique 2012, Ina, Internet, numérique, plan, technologique, télé, Télévision, Web 2.0« Nous travaillons activement à trouver une solution avec YouTube qui puisse permettre le retour du contenus de nos artistes sur le site », a indiqué un porte-parole de Warner Music au quotidien économique britannique. « D’ici là, nous ne pouvons tout simplement pas accepter des modalités financières qui ne compensent pas suffisamment les artistes, auteurs, labels et éditeurs pour les contenus qu’ils apportent ».
« Parfois, nous ne parvenons pas à des conditions financières acceptables et nous devons nous séparer de partenaires prestigieux », a indiqué de son côté YouTube.
sources: http://www.challenges.fr/actualites/high_tech/20081222.CHA9522/warner_demande_a_youtubede_retirer_ses_videos.html
Tags:.fr, 2008, 2009, économiqu, Ina, site, travail, Vidéo, Vidéo, vidéos, Warner Music, YouTubePar
l’intermédiaire de ce site citoyen, Christine Boutin entend « mettre en
place un large débat » en donnant la possibilité aux internautes
d’accéder à de nombreuses contributions et de réagir aux idées émises
sur les forums. L’objectif est de proposer à tous « d’écrire, sur un
mode collaboratif, un grand texte collectif pour définir les valeurs
qui nous rassemblent ». Cette initiative, a souligné la ministre du
Logement, fait suite à une série d’actes d’incivisme – Marseillaise
sifflée, profanation de tombes – qui, dans un contexte de crise
économique, aggravent les tensions.
La réflexion sera, dans un premier temps, animée par
des jeunes issus d’associations, de fondations et d’établissements
éducatifs et d’insertion professionnelle. Seront associés des
philosophes, scientifiques, juristes, sportifs, sociologues, artistes
et associations. Les rubriques « Réfléchir », « Discuter » et « Proposer »,
rassemblent les réflexions d’experts sur les valeurs communes de la
République, les contributions des internautes et les premières
propositions.
Ce forum citoyen s’inscrit dans le cadre de la politique
du président de la République qui entend promouvoir l’égalité des
chances notamment dans trois domaines l’éducation, le monde
professionnel et à l’intérieur même de l’Etat. Yazid Sabeg, commissaire
à la Diversité et à l’Egalité des chances, sera chargé de mobiliser
toutes les ressources de l’Etat et de la société pour élaborer d’ici au
mois de mars un plan d’action.
Being the BigBoss est un jeu de simulation économique, de gestion d’entreprise et d’entrepreneuriat calqué le plus possible sur la réalité. Vous incarnez un PDG dont le but principal est de développer son entreprise. Avant tout, ce jeu à été construit dans un but récréatif et pédagogique par des passionnés, d’une part de gestion d’entreprise et d’autre part de programmation, qui ont vu en ce concept un défi technique et intellectuel très enrichissant. L’aboutissement de ce projet est d’autant plus remarquable qu’aucune intelligence artificielle ne gère le jeu : seuls les échanges commerciaux entres les joueurs humains font tourner l’économie mondiale.
Tags:.fr, 2008, 2009, Beingthebigboss.com, Buzz, économiqu, jeux, L1Le quotidien économique «Les Echos» révèle vendredi matin le contenu de ce Livre blanc dans lequel la chaîne privée conseille de «prendre exemple sur le modèle britannique: un service public fort [...] financé exclusivement par des fonds publics». TF1 accuse les chaînes publiques de mener «une véritable politique de dumping, entraînant une pression artificielle à la baisse du coût des écrans, et tirant l’ensemble du marché publicitaire vers le bas». (Lire la suite…)
Tags:.fr, 2009, audiovisuel, Buzz, chaînes privées, chaînes publiques, économiqu, Elysée, France, Ina, Iran, Nicolas Sarkozy, Polémique, publicité, publicité sur France Télévisions, Sarkozy, suppression, Suppression de la pub, télé, Télévision, UmpLes citoyens et résidents de l’Union européenne ont sélectionné le dessin « 2″ pour la pièce de 2 euros qui commémorera le dixième anniversaire de l’Union économique et monétaire. Ce dessin a récolté 41.48 % votes, sur un total de 141675 votes. Le dessin gagnant a été créé par George Stamatopoulos et représente « L’euro est l’aboutissement d’une longue histoire des échanges commerciaux entre les hommes, qui va du troc préhistorique (évoqué par l’aspect volontairement primitif du dessin) à l‘Union économique et monétaire. « . Les pièces commémoratives portant ce dessin seront émises par tous les États membres de la zone euro à partir de janvier 2009.
