Loi Hadopi ou loi Olivennes Limiter le téléchargement illégal sur internet

Afin de dissuader les internautes de charger illégalement des œuvres, il serait prévu d’instituer un système de riposte graduée allant de l’avertissement par simple courriel à la suspension de la connexion . Une Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur l’ () serait chargée de veiller à la prévention et à la sanction du piratage des œuvres. Les données concernant les internautes fautifs seraient collectées par l’ auprès des fournisseurs d’accès à , les sanctions allant jusqu’à une suspension de l’abonnement à de 2 mois à 1 an. Une transaction pourrait néanmoins être proposée à l’abonné réduisant la durée de suspension contre un engagement écrit de ne plus se livrer au piratage.

Où en est-on?

Le Projet de texte législatif déposé au Parlement à l’initiative du gouvernement a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, avec modification, le 2 avril 2009.

Présenté en Conseil des ministres Formation collégiale réunissant l’ensemble des ministres.
le 18 juin 2008 par Mme Christine Albanel, ministre de la et de
la communication, il avait été adopté en première lecture par le Sénat,
après d’, le 30 octobre 2008.

Le projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, avec modification, le 2 avril.

De quoi s’agit-il ?

Le
texte du projet est une transcription législative des accords de
l’ signés le 23 novembre 2007 par des représentants des
différents secteurs de la musique et du cinéma et les fournisseurs
d’accès à sur la base des conclusions d’une mission confiée
par la ministre de la à un groupe de travail présidé par
M. Denis Olivennes.

L’objectif essentiel du texte est de dissuader les
internautes de charger illégalement des œuvres. Il institue un
système de « riposte graduée » allant de l’avertissement par simple
courriel à la suspension de la connexion .

La loi instituera une « Haute autorité pour la diffusion
des œuvres et la protection des droits sur l’ » () qui
sera chargée de « veiller à la prévention et à la sanction du piratage
des œuvres ». Cette Haute autorité assurera aussi la régulation des
techniques permettant la protection et l’identification des
œuvres.

Les visant à prévenir et à sanctionner le
piratage seront du ressort d’une commission particulière de la Haute
autorité, la Commission de protection des droits exclusivement composée
de hauts magistrats.

Cette commission n’organisera pas elle-même une
surveillance générale des réseaux numériques ou des fournisseurs
d’accès à , elle n’agira que sur demande des ayants , des
organismes de défense professionnelle ou des sociétés de perception et
répartition des droits.

Les données concernant les internautes fautifs seront
collectées par l’ auprès des fournisseurs d’accès à .
Dans un premier temps la Haute autorité enverra à l’internaute un
simple courriel d’avertissement et dans un second temps une lettre
recommandée. Si le piratage persiste l’ engagera les sanctions
avec une suspension de l’abonnement à allant de 2 mois à 1 an.
Une transaction pourra éventuellement être proposée à l’abonné
réduisant la durée de suspension contre un engagement écrit de ne plus
se livrer au piratage. Un amendement adopté par le Sénat prévoit qu’en
cas de suspension de l’abonnement, le contrevenant conserve l’accès à
sa messagerie.

La Commission de protection des droits pourra aussi
prendre en compte l’usage particulier de la connexion , usage
professionnel notamment, pour recourir à une sanction alternative à la
suspension trop pénalisante (pour une entreprise particulièrement)
alors que l’auteur des faits n’est pas toujours personnellement
identifiable (un poste pour plusieurs utilisateurs, connexion
elle-même e, etc …). Il pourra par exemple être demandé à
l’abonné de mettre en place des techniques permettant de
prévenir la ré des actes fautifs et à en prouver la réalisation
éventuellement sous astreinte.

Le projet de loi Projet de texte législatif déposé au Parlement à l’initiative du gouvernement.
prévoit aussi la possibilité pour un d’instance d’ordonner, à
la demande des titulaires de droits, des de retrait, de
suspension ou de filtrage de contenus qui porteraient atteinte à un
d’auteur.

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