Exclusif : Etude confidentielle du gouvernement Les chaînes privées se partageraient 85 % du gâteau publicitaire

Selon une étude confidentielle du gouvernement, la de la profiterait essentiellement aux autres . Cette étude, réalisée par le cabinet BIPE, a élaboré deux scénarios.

À législation constante

Scénario A : les analystes appliquent les règles actuelles qui limitent la publicité à 6 minutes par heure sur les . Dans cette hypothèse, les quelque 700 millions de recettes publicitaires rendues au marché par visions se répartiraient à 60 % sur les autres (y compris les chaînes gratuites de la TNT). La presse (quotidiens et magazines) et la radio hériteraient de quelques miettes : 6 %. Enfin, le reste de cette manne (34 %) se déporterait sur l’ et le hors-médias (annuaires imprimés, mailings, salons…).
L’étude du cabinet BIPE attire l’attention du gouvernement sur un point majeur : certains annonceurs qui n’auraient plus accès aux écrans de visions renonceraient tout simplement à dépenser cet argent. Aucun autre média n’en profiterait. Ce n’est évidemment pas le but recherché par le gouvernement. C’est pourquoi , et Christine Albanel privilégieront le scénario B.
En introduisant les règles européennes

Scénario B : La applique la directive européenne TSF et dérégule la publicité sur les . Celles-ci seraient autorisées à passer de 6 à 9 minutes de pub par heure. Le comptage se ferait « en heure d’horloge » et non plus « en heure glissante ». Le placement de produit serait autorisé.

Dans ce cas, le gâteau publicitaire de visions se répartit à 85 % sur les (y compris celle de la TNT). Un festin pour la qui se traduit par un rétrécissement des reports sur la presse écrite et la radio (4,5 %).

Dans ce scénario, la fuite des annonceurs vers est ralentie. Le Web et le hors-médias n’obtiennent que 15 % de la manne publicitaire libérée par visions.

Cette piste va être privilégiée. Chacune des , TF1 et , a mené de son côté des simulations semblables. Le gouvernement confrontera son étude à celles-ci.

Les savants calculs de

Le Point s’est également procuré l’étude réalisée par et adressée au gouvernement. Évidemment, la chaîne du groupe allemand Bertelsmann a tendance à minorer les retombées publicitaires afin de ne pas subir une trop grosse taxation. Entre ses estimations et les projections du BIPE, c’est le jour et la nuit !

Selon , la TV héritera de 50 % des reports, devant l’ (15 %), la radio (10 %), la presse (10 %), l’affichage (5 %) et le hors-médias (10 %). Traduit en flux monétaires, c’est TF1 qui s’en tirerait le mieux, empochant 128 millions d’euros. se contenterait de 51 millions d’euros (44 millions après application des différentes taxes de à la création qui pèsent déjà sur la chaîne). Canal+ ponctionnerait 13 « petits » millions d’euros. Les autres chaînes de la TNT se répartiraient 96 millions d’euros. Enfin 32 millions nourriraient les chaînes thématiques du câble et du satellite.

Quel crédit accorder à cette simulation ? TF1 et font tout pour ne pas apparaître trop riches à l’heure où une pluie d’or va s’abattre sur leurs grilles de . Les deux du PAF sont comme ces contribuables qui, au moment de remplir leur feuille d’imposition, oublient d’y notifier l’héritage reçu de la tante bruxelloise…

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